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Une personne assise sur un affleurement rocheux surplombant une vaste vallée boisée.

Avril 2026

Quand la passion prend le pas sur l'énergie : comprendre et prévenir le RED-S

Audrey-Ann

Quand la passion prend le pas sur l'énergie : comprendre et prévenir le RED-S

Quand l'engagement se retourne contre le corps

Il y a quelque chose de profondément inspirant chez les athlètes : leur discipline, leur constance et leur volonté de s'améliorer. Les séances d'entraînement s'enchaînent, les objectifs deviennent de plus en plus ambitieux et les limites sont sans cesse repoussées. Mais grâce à son travail de nutritionniste sportive, Audrey-Ann constate une réalité récurrente derrière cette quête de performance : de nombreux athlètes souffrent, sans le savoir, d'un apport énergétique insuffisant.

Non par négligence. Mais par passion.

Lorsque l'apport énergétique ne correspond plus aux besoins liés à l'entraînement, la santé, les performances et la viabilité à long terme sont mises en péril.

RED-S : quand le corps dit « ça suffit »

Le RED-S (déficit énergétique relatif dans le sport) survient lorsqu'un athlète ne consomme pas suffisamment d'énergie pour soutenir à la fois son entraînement et ses fonctions physiologiques de base. En termes simples, le corps ne dispose plus de suffisamment de carburant pour accomplir tout ce qu'on lui demande.

Ce déficit énergétique peut se manifester de multiples façons :

  • une fatigue persistante malgré le repos,

  • baisse des performances à l'entraînement,

  • des troubles du sommeil, notamment le fait de se réveiller la nuit avec une sensation de faim,

  • des envies irrésistibles de manger,

  • cycles menstruels irréguliers ou absents,

  • blessures récurrentes ou convalescence prolongée.

Trop souvent, ces signes sont considérés comme normaux et écartés d'un simple geste de la main, comme s'ils faisaient partie intégrante de la vie d'un athlète dévoué. Mais ils ne sont pas normaux. Ce sont des signaux d'alerte.

Optimiser la performance grâce à une alimentation ciblée : la périodisation nutritionnelle

Tout comme la charge d'entraînement varie au fil de la saison, l'apport énergétique doit lui aussi s'adapter. C'est là qu'intervient la périodisation nutritionnelle entre en jeu, en adaptant l'apport énergétique en fonction des phases d'entraînement, des périodes de compétition et des phases de récupération.

Audrey-Ann adapte son alimentation à son entraînement. Les longues séances nécessitent des repas riches en glucides. Les journées à double entraînement exigent un apport accru, qu'elle planifie à l'avance. Elle garde des collations maison riches en glucides prêtes à l'emploi dans le congélateur et en augmente la fréquence pendant les semaines où le volume d'entraînement est plus important.

Lorsqu'elle a un emploi du temps chargé, elle mise sur des solutions pratiques comme les smoothies, les flocons d'avoine préparés la veille ou les bols de yaourt au granola, qui lui permettent de garder de l'énergie sans se compliquer la vie.

À chaque repas, les glucides jouent un rôle essentiel. Ils contribuent à stabiliser le niveau d'énergie, à améliorer la récupération et à maintenir des performances constantes.

Réapprendre à écouter son corps

Le corps s'exprime sans cesse, mais dans nos vies axées sur la performance, il est facile d'ignorer ses signaux.

Au fil du temps, Audrey-Ann a appris que la faim ne se manifeste pas toujours de manière évidente. Parfois, c’est un estomac qui gargouille. D’autres fois, c’est plus subtil : des pensées persistantes liées à la nourriture, des difficultés à se concentrer, de l’irritabilité ou des baisses soudaines d’énergie.

On attribue souvent ces symptômes au stress ou à la fatigue, alors qu'il s'agit simplement d'un message de notre corps qui nous dit : « J'ai besoin d'énergie ». En se reconnectant à leurs signaux physiques, les athlètes peuvent adapter leur alimentation et leur entraînement en fonction de leurs besoins physiologiques réels, et non des attentes extérieures.

Le point de vue d'une nutritionniste sur la performance durable.

Dans le cadre de son activité, Audrey-Ann accompagne régulièrement des athlètes confrontés à ces défis. Voici les principes fondamentaux qu’elle applique, tant dans sa vie personnelle qu’avec ses clients, pour préserver la santé tout en maintenant le niveau de performance :

  1. Ne sautez pas de repas. Après un entraînement intense, l'appétit peut temporairement disparaître. Cela ne signifie pas que l'apport énergétique n'est pas nécessaire, mais que la planification doit remplacer l'intuition.

  2. Préparez vos collations à l'avance. Audrey-Ann garde 5 à 6 options de collations à disposition, qu'elle choisit en fonction de sa faim, de ses envies et des exigences de son entraînement. La variété est importante.

  3. Adaptez votre apport calorique à la charge d'entraînement. À mesure que le volume d'entraînement augmente, les besoins énergétiques augmentent également. Cet ajustement nécessite de la vigilance et de la constance, en particulier lorsque l'appétit ne suit pas le rythme des dépenses énergétiques.

  4. Méfiez-vous de la mentalité du « trop sain ». Une assiette parfaitement équilibrée n'a aucun sens si elle ne répond pas aux besoins énergétiques. Parfois, la quantité prime sur la qualité.

  5. Repérez les signes avant-coureurs dès leur apparition. Fatigue, irritabilité, insomnie, baisse des performances, cycles irréguliers : ces symptômes ne sont pas normaux chez les athlètes. Ce sont des signaux d'alerte. Être à l'écoute dès le début est déjà un pas vers la prévention du RED-S.

Faire le plein pour tenir la distance

Au final, l'objectif n'est pas de manger de manière irréprochable, mais de rester flexible. Tester, ajuster et affiner ses stratégies nutritionnelles au service à la fois de la performance et du bien-être.

Il n'y a pas de recette miracle. L'important est de trouver ce qui fonctionne, des habitudes adaptées à la vie quotidienne, qui laissent place au plaisir et à la diversité, et qui apportent suffisamment d'énergie pour être performant, récupérer et se sentir bien.

Chez Craft, cette philosophie est au cœur de notre démarche : une performance durable repose sur le respect du corps.
Car c'est la longévité, et non l'épuisement, qui est la véritable mesure de la force.

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